La liste que nous dressions dans la précédente édition du courrier SUD mérite d'être
rappelée tant elle est vertigineuse:
La précarisation des statuts, des contrats, des emplois.
La dérégulation du marché du travail
La fin des 35 heures avec un plafond européen jusqu'à 65 heures par
semaine.
La flexibilité des horaires avec une annualisation du temps de travail.
La substitution du contrat de gré à gré à la loi et la
règlementation.
La mobilité forcée.
La marchandisation des services publics.
La casse de l'Ecole Publique.
La modération salariale (en particulier pour la fonction publique).
L'allongement de la durée de cotisation à 41 ans puis 45 ans.
La baisse du montant des pensions.
L'augmentation des cotisations sociales.
La baisse des prestations maladie et de sécurité sociale.
La banalisation de l'exclusion.
La dérive sécuritaire.
Le saccage de l'environnement.
C'est l'ensemble de notre contrat social patiemment et âprement bâti depuis plus de
200 ans qui est battu en brêche.
Cette liste est à mettre en parallèle avec les 15 milliards d'euros annuels de
cadeaux fiscaux à une catégorie sociale qui n'en n'a pas besoin puisque elle bénéficie déjà des 30 milliards d'euros que représentent les niches et les
exonérations fiscales légales et qu'en plus elle organise l'essentiel des 50 milliards d'euros d'évasion fiscale estimée.
Effectivement les caisses de l'état doivent être vides puisqu'il y manque la
bagatelle de 95 milliards d'euros tous les ans...
Pendant que le MEDEF donne des leçons sur le coût prohibitif du travail,
le manque de travail et de flexibilité des Français, la fainéantise des chômeurs, l'un de ses ex dirigeants le baron Sellières, désormais patron des patrons européens, empoche par le jeu d'une
loi faite sur mesure 79 millions d'euros.
De 3000 à 6000 ans de salaire pour le commun des mortels. Le gaillard a dû
rudement travailler!!
Il faudrait le rebaptiser baron Stakanov-Sellières.
Nous sommes en train de revenir au XIX° siecle voire pire avec la réhabilitation des
privilèges. Piétaille, gueux, serfs dont l'existence n'a d'importance au yeux des puissants que pour les servir, les enrichir encore et accroitre leur pouvoir, voilà à quoi nous serons
réduits.
La droite au pouvoir, aux ordres de cette caste, occupée à se vautrer dans le bling
bling est sourde aux difficultés de dizaines de millions de citoyens de ce pays.
Ce mardi 17 juin débouchons les oreilles du pouvoir politique, décoiffons le, secouons le, fort, très fort, très très fort!!
Parce que face aux attaques massives du pouvoir la réponse des citoyens doit être à la
hauteur.
Parce qu'il faut savoir marquer les limites.
Parce que les syndicats ne sont rien sans la mobilisation massive des
salariés.
SUD ANPE LR appelle à se retrouver en grève et dans la rue pour dire notre
mécontentement